danse

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ROUBINA KHODADIN

« Une chorégraphe qui n’a pas choisi la facilité… » (Midi libre)

Née dans une île où on conduit à gauche mais on parle français du nord au sud, où on écoute des ghazals* sur fond de rythmes africains, Roubina Khodadin aborde la danse de manière instinctive, d’abord sans repère: les ‘écoles’ qu’on lui propose ressemblent trop à des chapelles. Puis elle découvre la danse contemporaine à Londres et expérimente les danses du monde sur les rives de Madras et au bord de Tulear à Madagascar.

Créations, formations, expérimentations, rencontres se succèdent pour affermir et affirmer une forte identité esthétique.

Danseuse et chorégraphe, Roubina est une artiste fondamentalement polymorphe. Polymorphe par le métissage toujours renouvelé des formes artistiques explorées lors de la création des spectacles. Polymorphe, aussi, de par sa capacité à entrelacer ses influences esthétiques et une démarche résolument contemporaine.

Roubina a travaillé tant avec des compagnies africaines traditionnelles (Cie Frititi, Ghana) qu’avec des compagnies contemporaines (Badejo Arts, Londres). Elle danse aussi pour Virginia Farman (Brighton, Angleterre) avant de participer à plusieurs programmes de formation à Londres au Laban Centre, et à Paris au Centre Momboye. Lors de ses voyages, elle s’initie au Butô, aux danses et au popping ; chaque technique, chaque univers venant enrichir sa pratique et sa démarche.

De son parcours atypique, elle puise spontanéité, audace et convictions.


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C’est à Londres que Roubina a fondé la cie VOOA, qui est maintenant basée à Nîmes.

Parallèlement à la danse, Roubina façonne textes et poèmes. Très vite, les mots deviennent partie intégrante des spectacles et se conjuguent à la musique, qu’elle explore d’abord seule (piano, chant, guitare) puis par le biais d’une formation au JAM, école de Jazz et de Musiques Actuelles (France). Roubina collabore avec d’autres musiciens et élabore aujourd’hui son propre répertoire.

Roubina travaille aussi en concertation avec diverses structures sur la mise en place de projets pédagogiques et artistiques, souvent en lien avec les créations de la cie VOOA, car dit-elle :

« Je crois au rôle spirituel de l’art, à sa capacité de relier cœur, esprit et sens par sa pratique ; de relier les cœurs, les esprits et les sens, de par son partage. Pour repriser ce tissus cosmique, qui va du Je au Nous en passant par l’Autre, le texte, la musique et la danse sont des navettes** magnifiques »

*ghazals : poèmes chantés en hindi ou urdu
**navette : élément en bois des métiers à tisser



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